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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 22:16

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Mauvaise nouvelle pour les ménages qui envisagent de placer leur argent dans la pierre. En dix ans, les taux de rendements locatifs se sont littéralement effondrés. A Paris, investir dans un logement ancien ne permet plus d’espérer que 2,5% de rentabilité, soit deux fois moins qu’en 2000, comme le montre notre graphique réalisé avec l’aide de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF). Dans le reste des grandes villes, les rendements atteignent encore en moyenne 4 à 5%. Mais ils sont là aussi en nette diminution. Un studio qui rapportait 8% par an en 2000, ne procure plus aujourd’hui que 4,9% de rentabilité, selon Century 21. Et cela s’entend sans les charges de copropriété, la taxe foncière, l’assurance...

 

Suite de l'article (capital.fr)

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:12

Le patrimoine des Français a doublé en dix ans. Il s'élève à 10 000 milliards d'euros et est composé majoritairement de biens immobiliers. Il est pour moitié concentré dans les mains de 10% des ménages les plus riches.

 

 

Le patrimoine des Français est au cœur des débats depuis le début d'année. Le gouvernement prévoit en effet d'en modifier profondément la fiscalité, en supprimant notamment le récent mais controversé bouclier fiscal, ainsi que le presque trentenaire impôt de solidarité sur la fortune, tout aussi controversé. Un groupe de travail piloté par le ministre du Budget François Baroin et la ministre de l'Economie Christine Lagarde est chargé d'étudier les pistes possibles pour en compenser le manque à gagner. Car cette réforme ne doit pas alourdir le déficit public. Mais pour décider qui ou quoi taxer, mieux veut savoir exactement ce que possèdent les Français. Une étude de la direction du Trésor transmise à quelques députés, dont L'Expansion.com a eu copie, fait justement le point sur ce patrimoine. Voici ce qu'il faut en retenir.

 

Suite de l'article (lexpansion.com)

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 10:20

Le baromètre de Marianne enregistre désormais 4,618 millions de chômeurs. Depuis trois mois, c'est le niveau auquel le chômage s'est stabilisé. Alors que le pays s'apprête à entrer dans la rigueur mise en musique par le gouvernement, que l'Europe peine à défendre sa monnaie comme son industrie, le risque de chômage s'accroît notamment pour la part la moins protégée des salariés: les ouvriers non qualifiés.

 

 

Suite de l'article (marianne2.fr)

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 21:51

 

Organisations syndicales et patronales se réunissent mardi après-midi pour de nouvelles négociations. Au menu : des simulations sur le niveau des pensions et sur la situation financière des régimes ARRCO et AGIRC dans les prochaines décennies. Ce rapport, que nous nous sommes procurés, montre que les régimes reviendraient à l'équilibre en 2017, mais afficheraient ensuite un déficit croissant, avec un niveau de retraite en forte baisse pour les cadres.

 

Suite de l'article (radiobfm.com)

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 06:52

Courbe de Friggit : prix de l’immobilier par rapport aux revenus

La mise à jour des courbes de Friggit en décembre 2010 permet de confirmer la poursuite de l’augmentation des prix de l’immobilier en France. Le montant total des transactions immobilières est également toujours en hausse même si celle-ci est moins importante que précédemment. Toujours est-il qu’on s’éloigne, à nouveau, fortement du tunnel de Friggit :

 

 

Suite de l'article (www.immobilier-danger.com)

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 15:20

Prix médians du m2 observés par les notaires fin du 3e trimestre 2010 et évolution sur un an.

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 22:52

Indicateur septembre 2010

Un petit clic sur l'image donne accès à un document imprimable.

Le graphique ci-dessus vous donne, sur une période de plus de 40 ans, l'évolution du ratio Prix/Loyer moyen des logements anciens pour la France métropolitaine. L'indicateur est calculé à partir de données élaborées par l'INSEE: 

Indice trimestriel des prix des logements anciens - France métropolitaine - Ensemble - Indice CVS (Base 100 au 4ème trimestre 2000). 

Indice des prix à la consommation - IPC - Ensemble des ménages - France métropolitaine - par fonction de consommation - Loyers des résidences principales

Les chiffres de l'INSEE sont fiables mais connus avec un retard de 3 à 6 mois. Pour avoir un repère, j'ai prolongé la courbe (trait en pointillé rouge) sur la base d'une baisse des prix de 10% par an et une hausse des loyers de 2% par an. 

Ce graphique est mis à jour tous les 3 mois, dès que les chiffres de l'INSEE sont disponibles.

Définitions


Pm/L
correspond au ratio prix moyen à la vente sur prix moyen à la location. Il s'agit ici de prix observés sur le marché.

Pe/L
 correspond à un prix théorique calculé à partir des fondamentaux économiques, notamment les taux d'emprunt. C’est le prix d’équilibre Solution Achat = Solution Location. 

L
correspond au prix moyen à la location observé sur le marché.

Deux mots sur le prix d'équilibre Pe/L

Pe/L est calculé à partir des fondamentaux économiques, notamment les taux d'emprunt. Il donne un prix d'arbitrage Solution Achat = Solution Location. Mais attention, ce prix d’arbitrage ne tient absolument pas compte de la plus-value ou moins-value que vous allez avoir lors de la revente. Il est calculé sur la base d’un marché équilibré : La hausse des prix se faisant au même rythme que celle des loyers (Pm/L est constant dans le temps). Donc, en dehors de toute spéculation, à la hausse comme à la baisse, Pe/L est le prix d’arbitrage qui permet d’obtenir un rendement locatif égal à celui d’un placement sans risque. Il faut avoir à l’esprit que ce prix d’arbitrage n’est valable que pour une résidence principale. En effet, dans le cas d’un investissement locatif (j’achète pour louer) on calcule un prix d'arbitrage Pe/L au minimum 25% plus bas que celui d'une résidence principale: les frais sont largement plus élevés (2 loyers par an pour une résidence principale et > 4,5 loyers par an pour un investissement locatif).

Pour en savoir plus sur le calcul de Pe/L et Pm/L  >> Estimation d'un actif immobilier 

Voir également >> La valeur d’un logement par le ratio Prix-Loyer


Analyse des derniers chiffres de l’INSEE

  

Les taux d'emprunt n'ont jamais été aussi bas et bien évidemment le prix d'équilibre Pe/L est au niveau  incroyable de 267 loyers ! Le prix moyen du marché étant autour de 247 loyers, tout le monde veut acheter de l'immobilier en pensant, bien évidemment, faire une bonne affaire. Ces acheteurs ont raison, car il faut très vite acheter avant que les prix baissent taux remontent !


Sur un an, les prix ont augmenté en moyenne de 8,6% et le ratio prix /loyer a augmenté de 7,2%. Sur la même période les loyers ont progressé de 1.3% sur un an. Par rapport au point le plus haut (1/1/2008), le Ratio Prix / Loyer présente une baisse de 5,63%.

La baisse des taux d'emprunt de ces derniers mois a pour effet de remonter le prix d'équilibre. Le ratio Prix/Loyer est maintenant très inférieur au prix d'équilibre. Cela signifie que la solution achat redevient gagnante par rapport à la solution location (si, bien évidemment, on ne tient pas compte de la perte de capital due à la baisse des prix). Mais attention, les taux d'emprunt ne peuvent forcément que remonter lorsqu'ils sont très bas  comme en ce moment. Il est très important d'avoir conscience de la forte sensibilité des prix de l'immobilier aux variations des taux d'intérêt, voir cet article Peut-on arrêter la chute des prix en baissant les taux d’emprunt ? ainsi que les prévisions de taux de Meilleurtaux.com

Pour mieux comprendre le marché immobilier  Faut-il acheter pour se loger ? (1) 

 

Analyse du graphique (Rappel)

 

Sur les 40 dernières années, on observe une période de forte spéculation qui a duré 26 ans (1970 à 1996). Pendant toute cette période, le ratio Pe/L est largement inférieur à Pm/L. Seule la hausse des prix permettait de rentabiliser un achat immobilier. Cette période est marquée par deux bulles. La première bulle éclate en 1981 alors que les prix étaient en moyenne de 168 loyers. Elle a été suivie d'une baisse de 16%. La bulle suivante a eu lieu en 1991 et a atteint une amplitude de 169 loyers. La baisse qui a suivi a amené les prix autour 130 loyers (-23%).

La période 1996 à 2005 est caractérisée par une très forte hausse des prix qui a comme origine la très forte baisse des taux d'intérêt. Pendant pratiquement 10 ans les prix de l'immobilier ont été parfaitement cohérents avec les taux d'emprunt pratiqués sur le marché (Pm/L≈Pe/L). D'une année sur l'autre les prix étaient plus élevés mais la baisse des taux compensait assez bien la hausse des prix. Tout le monde était heureux: les vendeurs devenaient riches et les acheteurs allaient s'enrichir. A la fin de l'année 2005 le ratio Prix/Loyer était de 240, alors qu'il était de 130 au début de l'année 1997. La hausse de 85% de ce ratio montre très clairement que pendant toute cette période les loyers ont nettement moins progressé que les prix.

A partir de début 2006 les choses changent, car les taux ont commencé à remonter. En moins de trois ans ils ont été multipliés par 1,47 (soit 47% de hausse). Pour donner un ordre de grandeur, en 2005 les taux étaient de 3,4% alors qu'en octobre 2008 ils étaient autour de 5%. Cette hausse des taux de 147 points semble bien peu de chose, mais en fait elle a eu pour conséquence d'augmenter le loyer de l'argent de 47%.

Le coût du crédit devenant plus élevé, les prix auraient dû logiquement descendre. Malheureusement, pendant que les taux remontaient, les prix ont poursuivi leur ascension pour atteindre début 2008 un ratio Prix/Loyer de 262. C'est donc à partir de début 2006 que l'on pouvait réellement parler de bulle. Aujourd'hui les prix du marché sont complètement à côté de la plaque, notamment par rapport à l'évolution, sur la même période, de notre PIB et du pouvoir d'achat des Français.


Fin 2005, la croissance des prix de l'immobilier était proche de 15% et la hausse des prix nourrissait la hausse: la certitude que ce que j'achète aujourd'hui vaudra bien plus demain. L'acte d'achat dépendait uniquement d'un phénomène de psychologie de masse et non pas de l'analyse financière fondamentale. Il faut bien comprendre que cette croissance des prix (15% par an en 2006) permettait à un acheteur d'avoir un délai de retour sur investissement (ROI) inférieur à un an ! C'est-à-dire qu'au-delà d'un an il avait un équivalent loyer inférieur à celui de la solution location.


Bien évidemment cela ne pouvait pas durer. La hausse des taux ainsi que celle des matières premières ont entamé le pouvoir d'achat des acheteurs. L'affaire des subprimes nous a fait prendre conscience que nous étions au bout de quelque chose. Et maintenant la crise économique inquiète les gens. Ils ont peur de l'avenir. Tous ces problèmes ont la même cause racine : les excès de liquidité monétaire pratiqués ces dernières années. La masse monétaire mise en circulation a progressé trop vite par rapport à la croissance de notre PIB. Les taux d'intérêts ont été trop bas et pendant trop longtemps.

Au plus haut de la bulle, les prix rapportés au PIB par ménage présentaient une surestimation de 80%. Pour retrouver un marché cohérent avec les fondamentaux économiques, le ratio Prix/Loyer doit baisser de 45%. Les prix devraient donc descendre autour de 143 Loyers, ce qui correspond à un rendement brut de 12/(143 x 107%)=7,84% (avec 143 x 107%= capital investi, en comptant 7% de frais de notaire).  Ne pas oublier qu'en 1998 les prix étaient en moyenne autour de 130 loyers, et permettaient donc d'obtenir un rendement brut de 8,4%.

 

 

Evolution-des-fondamentaux-copie-1.jpg


 

 Les articles que je vous recommande


Une vidéo particulièrement intéressante où Jean-Pierre Petit nous dit toute la vérité sur le marché immobilier français. 

 

 


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Retour sur la bulle immobilière de 1991

 

Le site esprit-riche.com propose une sélection d'articles écrits sur l’immobilier pendant la précédente crise en 1991. Ces articles n’apporte pas vraiment d’informations en tant que tel mais permettent de voir la tendance du discours médiatique et surtout son décalage avec la réalité.

 

Parfois il est risible de voir les « spécialistes reconnus » prédire fin 1989 que «le ralentissement de la hausse des prix des logements anciens est peu probable ».

 

Pour illustrer ce qui se passait dans la vraie vie pendant ce temps là, voici les statistiques des notaires (concernant Paris uniquement). Les statistiques des notaires, bien que disponible avec environ 6 mois de retard, sont les seuls chiffres fiables concernant l’immobilier. Vous constaterez au passage qu’en 2004, certains arrondissements n’avaient toujours pas retrouvé leur prix de 1991.

 

 

 

 

 

La suite de l'article (esprit-riche.com)

 


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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 21:13

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Depuis un an, l’économie mondiale s’est engagée sur la voie du redressement, après un choc récessif d’une ampleur sans précédent dans la période contemporaine. Les difficultés budgétaires de certains pays en zone euro ont déclenché une nouvelle crise financière au printemps mais ces inquiétudes n’ont, jusqu’à présent, pas eu de répercussions sur la région dans son ensemble, dopée par la vigueur de la reprise allemande. Et si l’économie américaine paraît s’essouffler, le volontarisme réaffirmé de la FED rassure. Les pays émergents quant à eux, emmenés par l’Asie, ont retrouvé ou dépassé le précédent pic d’activité.

 

Pourtant le ver est dans le fruit. Les économies développées sont prises dans une trappe à liquidité. En engageant la consolidation budgétaire trop tôt, elles courent le risque d’entrer en déflation. La hausse des taux réels qui en résulterait aggraverait la récession. Les multiplicateurs budgétaires et l’absence de relais de la politique monétaire commandent, pour pouvoir maîtriser la trajectoire de la dette publique, de procéder à une relance budgétaire globale, en tout cas à l’échelle européenne, accompagnée d’une réduction de l’incertitude financière et des changes. Les prévisions de croissance présentées ici écartent pour l’instant lescénario déflationniste mais sa probabilité est  élevée à une échéance un peu plus longue.

 

 Lien vers le document

 

  Image-icone-PDF-V2.gif

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 20:39

 

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers en France se sont établis en moyenne à 3,3 % en septembre, en baisse de 0,1 point par rapport au mois d'août, soit leur niveau le plus bas depuis l'après-guerre, selon une étude de l'Observatoire crédit logement/CSA, publiée lundi 4 octobre.

 

Le précédent plancher avait été atteint au 4e trimestre 2005 avec 3,36 %, rappellent les auteurs de l'étude. "Les conditions de financement des banques toujours excellentes (à un pour cent) et leur stratégie commerciale très active sont à l'origine de ce record", explique Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X-Nanterre.  La baisse a été très rapide car les taux étaient encore de 3,93 % au troisième trimestre 2009 et de 5,07 % au quatrième trimestre 2008, selon les statistiques de l'organe central de garantie des prêts pour le logement.

 

Mais ces conditions favorables d'emprunt ont des effets néfastes sur les prix des logements, qui explosent à nouveau dans toutes les grandes métropoles, sauf Marseille. Les principaux bénéficiaires de la situation sont les propriétaires revendant leur bien. "Les taux d'intérêt historiquement bas augmentent les enveloppes de financement des acquéreurs, notamment pour les personnes achetant pour la seconde fois qui arrivent avec des apports importants grâce à la plus-value sur les logements qu'ils revendent", indique Laurent Vimont, président de Century 21, un des principaux réseaux d'agents immobiliers.

 

Suite de l'article ( lemonde.fr)

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 21:24

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Un petit clic sur l'image donne accès à un document imprimable.

Le graphique ci-dessus vous donne, sur une période de plus de 40 ans, l'évolution du ratio Prix/Loyer moyen des logements anciens pour la France métropolitaine. L'indicateur est calculé à partir de données élaborées par l'INSEE: 

Indice trimestriel des prix des logements anciens - France métropolitaine - Ensemble - Indice CVS (Base 100 au 4ème trimestre 2000). 

Indice des prix à la consommation - IPC - Ensemble des ménages - France métropolitaine - par fonction de consommation - Loyers des résidences principales

Les chiffres de l'INSEE sont fiables mais connus avec un retard de 3 à 6 mois. Pour avoir un repère, j'ai prolongé la courbe (trait en pointillé rouge) sur la base d'une baisse des prix de 10% par an et une hausse des loyers de 2% par an. 

Ce graphique est mis à jour tous les 3 mois, dès que les chiffres de l'INSEE sont disponibles.

Définitions


Pm/L
correspond au ratio prix moyen à la vente sur prix moyen à la location. Il s'agit ici de prix observés sur le marché.

Pe/L
 correspond à un prix théorique calculé à partir des fondamentaux économiques, notamment les taux d'emprunt. C’est le prix d’équilibre Solution Achat = Solution Location. 

L
correspond au prix moyen à la location observé sur le marché.

Deux mots sur le prix d'équilibre Pe/L

Pe/L est calculé à partir des fondamentaux économiques, notamment les taux d'emprunt. Il donne un prix d'arbitrage Solution Achat = Solution Location. Mais attention, ce prix d’arbitrage ne tient absolument pas compte de la plus-value ou moins-value que vous allez avoir lors de la revente. Il est calculé sur la base d’un marché équilibré : La hausse des prix se faisant au même rythme que celle des loyers (Pm/L est constant dans le temps). Donc, en dehors de toute spéculation, à la hausse comme à la baisse, Pe/L est le prix d’arbitrage qui permet d’obtenir un rendement locatif égal à celui d’un placement sans risque. Il faut avoir à l’esprit que ce prix d’arbitrage n’est valable que pour une résidence principale. En effet, dans le cas d’un investissement locatif (j’achète pour louer) on calcule un prix d'arbitrage Pe/L au minimum 25% plus bas que celui d'une résidence principale: les frais sont largement plus élevés (2 loyers par an pour une résidence principale et > 4,5 loyers par an pour un investissement locatif).

Pour en savoir plus sur le calcul de Pe/L et Pm/L  >> Estimation d'un actif immobilier 

Voir également >> La valeur d’un logement par le ratio Prix-Loyer


Analyse des derniers chiffres de l’INSEE

  

Les taux d'emprunt n'ont jamais été aussi bas et bien évidemment le prix d'équilibre Pe/L est au niveau  incroyable de 275 loyers ! Le prix moyen du marché étant autour de 240 loyers, tout le monde veut acheter de l'immobilier en pensant, bien évidemment, faire une bonne affaire. Ces acheteurs ont raison, car il faut très vite acheter avant que les prix baissent taux remontent !


Sur un an, les prix ont augmenté en moyenne de 6%. Sur le 2ème trimestre 2010 on enregistre une hausse de 1,68% (soit une pente de +6.9% par an). Sur la même période les loyers ont progressé de 1.4% sur un an et de 0.28% sur le 2ème trimestre 2010. Par rapport au point le plus haut (1/1/2008), le Ratio Prix / Loyer présente une baisse de 8.3%.

La baisse des taux d'emprunt de ces derniers mois a pour effet de remonter le prix d'équilibre. Le ratio Prix/Loyer est maintenant très inférieur au prix d'équilibre. Cela signifie que la solution achat redevient gagnante par rapport à la solution location (si, bien évidemment, on ne tient pas compte de la perte de capital due à la baisse des prix). Mais attention, les taux d'emprunt ne peuvent forcément que remonter lorsqu'ils sont très bas  comme en ce moment. Il est très important d'avoir conscience de la forte sensibilité des prix de l'immobilier aux variations des taux d'intérêt, voir cet article Peut-on arrêter la chute des prix en baissant les taux d’emprunt ? ainsi que les prévisions de taux de Meilleurtaux.com

Pour mieux comprendre le marché immobilier  Faut-il acheter pour se loger ? (1) 

 

Analyse du graphique (Rappel)

 

Sur les 40 dernières années, on observe une période de forte spéculation qui a duré 26 ans (1970 à 1996). Pendant toute cette période, le ratio Pe/L est largement inférieur à Pm/L. Seule la hausse des prix permettait de rentabiliser un achat immobilier. Cette période est marquée par deux bulles. La première bulle éclate en 1981 alors que les prix étaient en moyenne de 168 loyers. Elle a été suivie d'une baisse de 16%. La bulle suivante a eu lieu en 1991 et a atteint une amplitude de 169 loyers. La baisse qui a suivi a amené les prix autour 130 loyers (-23%).

La période 1996 à 2005 est caractérisée par une très forte hausse des prix qui a comme origine la très forte baisse des taux d'intérêt. Pendant pratiquement 10 ans les prix de l'immobilier ont été parfaitement cohérents avec les taux d'emprunt pratiqués sur le marché (Pm/L≈Pe/L). D'une année sur l'autre les prix étaient plus élevés mais la baisse des taux compensait assez bien la hausse des prix. Tout le monde était heureux: les vendeurs devenaient riches et les acheteurs allaient s'enrichir. A la fin de l'année 2005 le ratio Prix/Loyer était de 240, alors qu'il était de 130 au début de l'année 1997. La hausse de 85% de ce ratio montre très clairement que pendant toute cette période les loyers ont nettement moins progressé que les prix.

A partir de début 2006 les choses changent, car les taux ont commencé à remonter. En moins de trois ans ils ont été multipliés par 1,47 (soit 47% de hausse). Pour donner un ordre de grandeur, en 2005 les taux étaient de 3,4% alors qu'en octobre 2008 ils étaient autour de 5%. Cette hausse des taux de 147 points semble bien peu de chose, mais en fait elle a eu pour conséquence d'augmenter le loyer de l'argent de 47%.

Le coût du crédit devenant plus élevé, les prix auraient dû logiquement descendre. Malheureusement, pendant que les taux remontaient, les prix ont poursuivi leur ascension pour atteindre début 2008 un ratio Prix/Loyer de 262. C'est donc à partir de début 2006 que l'on pouvait réellement parler de bulle. Aujourd'hui les prix du marché sont complètement à côté de la plaque, notamment par rapport à l'évolution, sur la même période, de notre PIB et du pouvoir d'achat des Français.


Fin 2005, la croissance des prix de l'immobilier était proche de 15% et la hausse des prix nourrissait la hausse: la certitude que ce que j'achète aujourd'hui vaudra bien plus demain. L'acte d'achat dépendait uniquement d'un phénomène de psychologie de masse et non pas de l'analyse financière fondamentale. Il faut bien comprendre que cette croissance des prix (15% par an en 2006) permettait à un acheteur d'avoir un délai de retour sur investissement (ROI) inférieur à un an ! C'est-à-dire qu'au-delà d'un an il avait un équivalent loyer inférieur à celui de la solution location.


Bien évidemment cela ne pouvait pas durer. La hausse des taux ainsi que celle des matières premières ont entamé le pouvoir d'achat des acheteurs. L'affaire des subprimes nous a fait prendre conscience que nous étions au bout de quelque chose. Et maintenant la crise économique inquiète les gens. Ils ont peur de l'avenir. Tous ces problèmes ont la même cause racine : les excès de liquidité monétaire pratiqués ces dernières années. La masse monétaire mise en circulation a progressé trop vite par rapport à la croissance de notre PIB. Les taux d'intérêts ont été trop bas et pendant trop longtemps.

Au plus haut de la bulle, les prix rapportés au PIB par ménage présentaient une surestimation de 80%. Pour retrouver un marché cohérent avec les fondamentaux économiques, le ratio Prix/Loyer doit baisser de 45%. Les prix devraient donc descendre autour de 143 Loyers, ce qui correspond à un rendement brut de 12/(143 x 107%)=7,84% (avec 143 x 107%= capital investi, en comptant 7% de frais de notaire).  Ne pas oublier qu'en 1998 les prix étaient en moyenne autour de 130 loyers, et permettaient donc d'obtenir un rendement brut de 8,4%.

 

 

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  • : Blog de Marc Candelier
  • : Comprendre pourquoi les prix du marché immobilier peuvent monter mais aussi descendre !
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IMMOBILIER ET L'ECONOMIE

Bonjour et merci de votre visite,
 

Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait dépenser en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coutait en moyenne 262 loyers et que les prix étaient surestimés de 80% ? 

 

L'objectif de ce blog est de vous permettre de suivre l’actualité du marché immobilier et de vous aider à comprendre pourquoi les prix peuvent monter mais aussi descendre. Vous pourrez ainsi acheter, vendre ou louer votre logement en sachant exactement où vous mettez les pieds.

 

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