Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 20:02


Un petit clic sur l'image donne accès à un document imprimable.

Le graphique ci-dessus vous donne, sur une période de plus de 40 ans, l'évolution du ratio Prix/Loyer moyen des logements anciens pour la France métropolitaine. L'indicateur est calculé à partir de données élaborées par l'INSEE: 
Indice trimestriel des prix des logements anciens - France métropolitaine - Ensemble - Indice CVS (Base 100 au 4ème trimestre 2000). 
Indice des prix à la consommation - IPC - Ensemble des ménages - France métropolitaine - par fonction de consommation - Loyers des résidences principales

Les chiffres de l'INSEE sont fiables mais connus avec un retard de 3 à 6 mois. Pour avoir un repère, j'ai prolongé la courbe (trait en pointillé rouge) sur la base d'une baisse des prix de 10% par an et une hausse des loyers de 2% par an. 

Ce graphique est mis à jour tous les 3 mois, dès que les chiffres de l'INSEE sont disponibles.

Définitions


Pm/L
correspond au ratio prix moyen à la vente sur prix moyen à la location. Il s'agit ici de prix observés sur le marché.

Pe/L
 correspond à un prix théorique calculé à partir des fondamentaux économiques, notamment les taux d'emprunt. C’est le prix d’équilibre Solution Achat = Solution Location. 


L
correspond au prix moyen à la location observé sur le marché.


Deux mots sur le prix d'équilibre Pe/L

Pe/L est calculé à partir des fondamentaux économiques, notamment les taux d'emprunt. Il donne un prix d'arbitrage Solution Achat = Solution Location. Mais attention, ce prix d’arbitrage ne tient absolument pas compte de la plus-value ou moins-value que vous allez avoir lors de la revente. Il est calculé sur la base d’un marché équilibré : La hausse des prix se faisant au même rythme que celle des loyers (Pm/L est constant dans le temps). Donc, en dehors de toute spéculation, à la hausse comme à la baisse, Pe/L est le prix d’arbitrage qui permet d’obtenir un rendement locatif égal à celui d’un placement sans risque. Il faut avoir à l’esprit que ce prix d’arbitrage n’est valable que pour une résidence principale. En effet, dans le cas d’un investissement locatif (j’achète pour louer) on calcule un prix d'arbitrage Pe/L au minimum 25% plus bas que celui d'une résidence principale: les frais sont largement plus élevés (2 loyers par an pour une résidence principale et >4,5 loyers par an pour un investissement locatif).

Pour en savoir plus sur le calcul de Pe/L et Pm/L  >> Estimation d'un actif immobilier 


Analyse des derniers chiffres de l’INSEE

  

Sur un an, les prix ont baissé en moyenne de 9.3%. Sur le 2ème trimestre 2009 on enregistre une baisse de 2,7% (soit une pente de 10,3% par an). Sur la même période les loyers ont progressé de 2% sur un an et de 0,72% sur le 2ème trimestre 2009. Par rapport au point le plus haut (1/1/2008), le Ratio Prix / Loyer présente une baisse de 11,8%. Les prix sont donc maintenant clairement orientés à la baisse et certainement pour plusieurs années.

 


La baisse des taux d'emprunt de ces derniers mois a pour effet de remonter le prix d'équilibre. Dans très peu de temps le ratio Prix/Loyer sera inférieur au prix d'équilibre. Cela signifie que la solution achat va redevenir gagnante par rapport à la solution location (si, bien évidemment, on ne tient pas compte de la perte de capital due à la baisse des prix). Mais attention, les taux d'emprunt ne peuvent forcément que remonter lorsqu'ils sont très bas  comme en ce moment. Il est très important d'avoir conscience de la forte sensibilité des prix de l'immobilier aux variations des taux d'intérêt, voir cet article Peut-on arrêter la chute des prix en baissant les taux d’emprunt ? ainsi que les prévisions de taux de Meilleurtaux.com

Pour mieux comprendre le marché immobilier  Faut-il acheter pour se loger ? (1)

 

Analyse du graphique (Rappel)

 

Sur les 40 dernières années, on observe une période de forte spéculation qui a duré 26 ans (1970 à 1996). Pendant toute cette période, le ratio Pe/L est largement inférieur à Pm/L. Seule la hausse des prix permettait de rentabiliser un achat immobilier. Cette période est marquée par deux bulles. La première bulle éclate en 1981 alors que les prix étaient en moyenne de 168 loyers. Elle a été suivie d'une baisse de 16%. La bulle suivante a eu lieu en 1991 et a atteint une amplitude de 169 loyers. La baisse qui a suivi a amené les prix autour 130 loyers (-23%).

La période 1996 à 2005 est caractérisée par une très forte hausse des prix qui a comme origine la très forte baisse des taux d'intérêt. Pendant pratiquement 10 ans les prix de l'immobilier ont été parfaitement cohérents avec les taux d'emprunt pratiqués sur le marché (Pm/L≈Pe/L). D'une année sur l'autre les prix étaient plus élevés mais la baisse des taux compensait assez bien la hausse des prix. Tout le monde était heureux: les vendeurs devenaient riches et les acheteurs allaient s'enrichir. A la fin de l'année 2005 le ratio Prix/Loyer était de 240, alors qu'il était de 130 au début de l'année 1997. La hausse de 85% de ce ratio montre très clairement que pendant toute cette période les loyers ont nettement moins progressé que les prix.

A partir de début 2006 les choses changent, car les taux ont commencé à remonter. En moins de trois ans ils ont été multipliés par 1,47 (soit 47% de hausse). Pour donner un ordre de grandeur, en 2005 les taux étaient de 3,4% alors qu'en octobre 2008 ils étaient autour de 5%. Cette hausse des taux de 147 points semble bien peu de chose, mais en fait elle a eu pour conséquence d'augmenter le loyer de l'argent de 47%.

Le coût du crédit devenant plus élevé, les prix auraient dû logiquement descendre. Malheureusement, pendant que les taux remontaient, les prix ont poursuivi leur ascension pour atteindre début 2008 un ratio Prix/Loyer de 262. C'est donc à partir de début 2006 que l'on pouvait réellement parler de bulle. Aujourd'hui les prix du marché sont complètement à côté de la plaque, notamment par rapport à l'évolution, sur la même période, de notre PIB et du pouvoir d'achat des Français.


Fin 2005, la croissance des prix de l'immobilier était proche de 15% et la hausse des prix nourrissait la hausse: la certitude que ce que j'achète aujourd'hui vaudra bien plus demain. L'acte d'achat dépendait uniquement d'un phénomène de psychologie de masse et non pas de l'analyse financière fondamentale. Il faut bien comprendre que cette croissance des prix (15% par an en 2006) permettait à un acheteur d'avoir un délai de retour sur investissement (ROI) inférieur à un an ! C'est-à-dire qu'au-delà d'un an il avait un équivalent loyer inférieur à celui de la solution location.


Bien évidemment cela ne pouvait pas durer. La hausse des taux ainsi que celle des matières premières ont entamé le pouvoir d'achat des acheteurs. L'affaire des subprimes nous a fait prendre conscience que nous étions au bout de quelque chose. Et maintenant la crise économique inquiète les gens. Ils ont peur de l'avenir. Tous ces problèmes ont la même cause racine : les excès de liquidité monétaire pratiqués ces dernières années. La masse monétaire mise en circulation a progressé trop vite par rapport à la croissance de notre PIB. Les taux d'intérêts ont été trop bas et pendant trop longtemps.

Au plus haut de la bulle, les prix rapportés au PIB par ménage présentaient une surestimation de 80%. Pour retrouver un marché cohérent avec les fondamentaux économiques, le ratio Prix/Loyer doit baisser de 45%. Les prix devraient donc descendre autour de 143 Loyers, ce qui correspond à un rendement brut de 12/(143 x 107%)=7,84% (avec 143 x 107%= capital investi, en comptant 7% de frais de notaire).  Ne pas oublier qu'en 1998 les prix étaient en moyenne autour de 130 loyers, et permettaient donc d'obtenir un rendement brut de 8,4%.

 

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Indicateurs
commenter cet article
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:12


D’énormes écarts se sont creusés entre les générations. On peut les chiffrer.... il y a de quoi bouder.


 "Les nouvelles générations se foutent de tout. Ils font mal leur boulot, ils n’en ont rien à foutre. Les conséquences, c’est pas leur problème…" me disait une amie. Point de vue trop englobant, évidemment. Mais ne reflète-t-il pas l’impression sourde que dans ce pays, il faut de plus en plus "repasser par derrière", à tous les niveaux ? Que quelquechose s’est profondément, structurellement, déréglé ?


Comment en sommes nous arrivés là ?


Une chose en tout cas est certaine : d’énormes écarts se sont creusés entre les générations, notamment à partir de la fin des "Trente Glorieuses", vers les années 1970-80.


Je ne parle pas en l’air. On peut les chiffrer. D’ailleurs faisons-le. Cela nous évitera de déblatérer dans le vide.

 

Côté revenus


"En France, à la fin des années 1970, on observait un écart de 17 % entre les revenus des salariés d’à peine 30 ans et les revenus de ceux de 50 ans. Cette différence est désormais (2006) de 40 %".
 

On peut le dire autrement. Ainsi, par exemple :"Contrairement à ce qui était la règle sous les « Trente Glorieuses », des individus occupent de plus en plus fréquemment un statut social inférieur à celui de leurs parents : dans la France des années 2000, un fils de cadre supérieur sur quatre et une fille sur trois sont employés ou exercent des emplois ouvriers."

Et ceux qui ne sont pas fils ou filles de cadres supérieurs, ils bossent où ?


De plus, aujourd’hui
"il faut attendre en moyenne l’âge de trente ans pour décrocher son premier CDI." 



Côté logement


A l’achat :
"Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait
dépenser
en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coûtait en moyenne 262 loyers ?


A la location
 :
"Représentant en moyenne 12 % du budget en 1979 pour toutes les catégories sociales, en 2006 le loyer est resté à 12 % pour les ménages les plus aisés mais est passé à 24,8 % pour les ménages les plus modestes. La hausse continue des loyers a atteint essentiellement les moins fortunés qui sont bien plus souvent locataires que les plus aisés. Pesant massivement sur le pouvoir d’achat des catégories les plus modestes, le logement apparaît dorénavant, selon l’étude de l’INSEE, comme le marqueur principal des inégalités." http://www.vie-publique.fr/actualit...


En février 2009, l’Adil,
chiffre la part du loyer moyen (à Paris) à près de 37% du revenu des ménages (parfois 50%) les personnes vivant seules étant les plus impactées.

Conséquences : de plus en plusde gens vivent en colocation pour le plus grand profit des bailleurs privés. Elle est pas belle la vie ?


En résumé :
 chute libre du niveau de vie

 "Le poids des dépenses « contraintes » (logement, électricité, téléphone, etc.) ou « incontournables » (alimentation, transports, santé, éducation), par opposition aux dépenses non contraintes (loisirs, habillement, équipement ménager, épargne) a pratiquement doublé depuis 1979. Il représente désormais près de 90 % du budget des plus pauvres et, fait nouveau, 80 % du budget des classes moyennes. "


Suite de l'article (agoravox.fr)


 

Un article vraiment très bien que je vous invite à lire. J'en profite pour faire un petit rappel sur le lien qu'il y a entre le PIB et le revenu disponible des ménages ainsi que l'évolution du pouvoir d'achat des ménages sur les 100 dernières années. 


Lien entre PIB et revenu disponible des ménages

Le Revenu Disponible Brut des ménages (RDB) correspond au montant des revenus restant à la disposition des ménages pour la consommation et l'épargne, une fois payés les impôts et les cotisations sociales. Il est directement lié au PIB. Le graphique qui suit montre que depuis bientôt 50 ans le revenu disponible des ménages a légèrement baissé. En 1950 il représentait 70% du PIB et en 2007 il était de 1244 milliards €, soit presque 66% du PIB.

Le graphique suivant donne l’évolution de la structure du revenu des ménages depuis 1960. On ne manquera pas de noter la hausse des impôts et celle des cotisations sociales. La hausse des prestations sociales témoigne qu’il y a de plus en plus de personnes assistées.

 

Le graphique montre également que la part des salaires a sensiblement diminué sur la période observée. En 25 ans, la part des salaires dans le PIB a baissé de 11 %.

 

Par contre, les revenus de la propriété prennent une part de plus en plus importante. La France est devenue une économie de rentiers. La part des revenus du patrimoine (loyers inclus) a été multipliée par plus de deux depuis 1960, passant de 10 % à 25 % du revenu disponible brut. Le revenu des ménages est donc particulièrement sensible à une chute de la bourse et à la baisse des loyers.




Revenu par ménage

Bien évidemment c’est le revenu des ménages divisé par le nombre de ménages. Il faut bien comprendre qu’à PIB constant, plus il y a de ménages plus le pouvoir d’achat de ces derniers baisse: On a beaucoup plus de pouvoir d’achat lorsqu’on vit en couple que lorsqu’on est seul.

 

En 2007, le revenu des ménages était de l’ordre de 1244 milliards € (66% du PIB). La France comptait environ 27800 millions de ménages et on calcule un revenu moyen par ménage de 44245€.

 

Le graphique ci-dessous montre l’évolution du pouvoir d’achat par ménage sur la période 1900 à 2007. Sur cette période le pouvoir d’achat des Français a augmenté de 500%.



A la fin des Trente glorieuses (1974) le pouvoir d’achat par ménage évoluait au rythme de 6% par an. Par comparaison, en 2007 il progressait 4 fois moins vite (1,5% par an). En regardant le graphique ci-dessus on ne doit pas oublier que depuis 30 ans la croissance du pouvoir d’achat des ménages a été obtenue au prix d’un endettement élevé.

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Economie
commenter cet article
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:38
Dans un entretien au Wall Street Journal mis en ligne jeudi 8 octobre 2009, Nouriel Roubini a indiqué qu'il craignait une "correction" sur les marchés boursiers au dernier trimestre 2009 ou au premier trimestre 2010, estimant que la remontée depuis mars avait été trop rapide.

Selon lui, une partie de la remontée s'appuie sur des données économiques concrètes, mais "mais elle est venue si tôt et si vite à mon avis qu'elle diverge des fondamentaux économiques sous-jacents".

Ce professeur à l'Université de New York, connu pour avoir prédit la crise, a également souligné que d'après lui la reprise économique serait "faible" aux Etats-Unis, et marquée par un taux de chômage durablement élevé, "bien au-dessus de 10%" pour un certain temps.
"Je suis autant inquiet, voire plus, pour la zone euro et le Japon que je le suis pour les Etats-Unis"


Suite de l'article (mieux-investir.blogspot.com)


Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Bourse
commenter cet article
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 11:59


Le grand reporter Robert Fisk, correspondant de The Independent au Moyen Orient depuis de nombreuses années, fait état de réunions « secrètes » rassemblant les pays du Golfe, les BRIC, le Japon - mais aussi la France, selon lui - afin de définir un nouveau système de facturation pétrolière abandonnant le dollar comme monnaie de référence. Publié hier, cet article a provoqué une certaine nervosité sur les marchés des changes et de l’or, bien que de nombreuses informations reprises ici soient déjà du domaine public. Si la date limite prévue pour la mise en œuvre de cette nouvelle règle du jeu pétrolière est encore éloignée de neuf ans - autant dire une éternité pour les marchés spéculatifs - ces informations viennent cependant renforcer un sentiment général largement partagé. Le mouvement de dédollarisation, que tous les pays frappés par la crise financière « Made in USA » considèrent désormais comme une protection indispensable, est bel et bien engagé. Et les USA vont voir se déliter peu à peu l’ « exorbitant privilège » qui leur permettait de régler leurs déficits sans autre contrepartie que du papier vert.

                                                               Par Robert Fisk, The Independent, 6 octobre 2009

Suite de l'article (contreinfo.info)

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Economie
commenter cet article
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 07:08

WALL STREET a terminé en Hausse vendredi pour la cinquième séance consécutive et le DOW JONES se situe au plus haut depuis le début de l'année. Sur le graphique ci-après on constate un signal de hausse: Le DJ cloture au dessus de la résistance à 9833 points qui bloquait le DJ depuis bientôt un mois. Si la semaine prochaine les résultats des Grands Groupes sont conformes aux attentes (à mon avis ils vont tout faire pour ...), le Dow Jones et le CAC40 doivent normalement décoller pour rejoindre les 10000 points pour l'un et les 4000 pour l'autre. Je suis 100% sur LYXOR LEV CAC 40 acheté à 8,10 (juste lorsque le CAC40 a touché sa MM50). Je reste donc sur cette position qui visiblement présente une probabilité forte d'être payante.

Nous retiendrons la déclaration du président de la réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, qui a indiqué qu'il se tenait prêt à relever les taux d'intérêt dès que l'économie le permettrait. Donc attention on va bientôt fermer le robinet à $ qui crache de d'argent facile !  Mais pour l'instant le marché continue de monter sans se poser de questions et on reste positif en se disant que 2010 sera une année de croissance.



Avez-vous une autre vision de la situation ? 




Le graphique ci-après montre que le CAC40 n'a pas de signal de hausse comme le DJ. Par contre les volumes augmentent. On a même l'impression que la chute est inévitable ! Heureusement que le DJ nous donne un signal rassurant.




Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Bourse
commenter cet article
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:42

Le cas du Japon comme marché immobilier est assez particulier et différent de notre marché français. L’immobilier ancien ne vaut rien au Japon. Après avoir atteint des prix stratosphériques, le prix de l’immobilier au Japon est en baisse depuis plus de 18 ans.


Historique des prix immobiliers japonnais


L’immobilier japonnais a subit deux crises immobilières depuis 1970 et il ne s’est toujours pas remis de la dernière crise immobilière... datant de 1990 ! Après une premier pic de prix de l’immobilier atteint en 1973, l’immobilier du Japon est redescendu aussi vite vers les prix du début des années 1970 en 1978. L’immobilier japonnais est ensuite reparti sur un cycle haussier durant 12 ans, atteignant des prix complètement délirants en 1990.

Comme les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, le marché a fini par se retourner. Ce retournement du marché immobilier au Japon a été brutal et depuis 1990 les prix ne cessent de chuter, ils ont atteints leur prix le plus bas depuis plus de 35 ans.



Suite de l'article (immobilier-danger.com)



Dès 1986, les prix du foncier augmentent fortement au Japon. Par exemple, l'indice du Japan Real Estate Institute concernant le foncier à usage résidentiel passe de l'indice 50 en 1978 à l'indice 126.1 en 1991. Comme le montre, le graphique la bulle foncière fut beaucoup plus importante dans l'immobilier commercial. L'augmentation des prix est globalement très largement supérieure à l'inflation mésurée sur les prix à la consommation. La flambée des prix touche les 6 six principales métropoles japonaises et en particulier la capitale Tokyo où la moindre parcelle de terrain vaut une fortune (on s'amusait alors à calculer que le prix théorique des jardins du palais de l'empereur, situés en plein centre de Tokyo était équivalent au prix de la Californie toute entière…).

Crise et dégonflement : Les prix baisseront modestement en 1990 et 1991, puis la baisse s'accélèrera. De 1990 à 2005, l'indice des prix de l'immobilier japonais connaîtra 17 années de baisse dans un contexte déflationniste généralisé. En 2005, l'indice résidentiel atteint 77.3, (37 % en dessous du plus haut) soit un niveau proche des prix de 1982 avant la flambée.

La bulle foncière japonaise et la déflation sévère qui a accompagné son éclatement sert de modèle aux économistes et aux banques centrales afin de définir des scénarios d'éclatement de bulle d'actifs. Quelques mois avant le déclenchement de la crise des crédits subprimes en 2007, Les Échos titraient par exemple « L'Amérique n'est pas un nouveau Japon »…

Source (wikipedia.org)

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Indicateurs
commenter cet article
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:25
D'après le baromètre mensuel du JDD, le mètre carré continue de baisser en septembre dans la plupart des grandes villes au rythme de 4% par an. La remontée des prix ne serait pas encore d'actualité.

"La remontée des prix de l'immobilier reste une chimère". D'après le baromètre mensuel réalisé par le JDD (Journal du Dimanche), seloger.com et laVieImmo.com, le prix du mètre carré dans l'ancien a continué de baisser en septembre au rythme annualisé de 4% par an.


Ce prix serait ainsi inférieur à 3.000 euros le mètre carré dans des villes comme Lyon, Lille ou Toulouse. Marseille devrait également rejoindre la liste ce mois-ci. A Paris, le mètre carré vaut près de 7.300 euros mais le recul est de même ampleur.

Suite de l'article (latribune.fr)

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Immobilier
commenter cet article
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:18

MeilleursAgents.com dévoile les résultats de la dixième édition de son baromètre des prix de l’immobilier à Paris. Cet été, le prix moyen du m² à Paris a augmenté de +0,90% en juillet et a baissé de -0,96% en août soit une baisse de -0,07% sur deux mois. Le prix moyen du m² est donc resté stable et s’établit à 6147€ au 30 août en retrait de 4€ par rapport au 30 juin dernier (6151€ au 30/06).

Après les hausses du printemps (2,2% de avril à juin), cette stabilité des prix ne s’explique pas seulement par la saison mais surtout par une offre encore faible face à une demande qui retrouve un peu de sa vigueur.

Suite de l'article (meilleursagents.com)

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Immobilier
commenter cet article
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:07



Ma tentative d’établir des comparaisons entre le gonflement de la bulle aux Etats-Unis et la crise japonaise a, pendant des années, suscité les sarcasmes des investisseurs. La plupart des observateurs occidentaux percevaient alors le Japon comme un pays appartenant à une autre galaxie et considéraient que son expérience d’après-bulle ne pourrait en aucun cas servir de référence aux économies occidentales. Ils rigolent beaucoup moins aujourd’hui. Nombreux sont en effet ceux qui affirment à présent que la réponse monétaire extrême, qui prévaut actuellement, permettra à l’Occident d’échapper à un scénario semblable à celui de la décennie perdue du Japon. Permettez-moi d’en douter.


􀁑 L'affirmation de Ben Bernanke selon laquelle il a tiré les enseignements de la crise japonaise a longtemps rassuré les investisseurs. Pour ma part, toutefois, je pense qu'empêcher la formation de la gigantesque bulle de crédit et de l'immobilier aurait été la principale leçon à tirer de l'expérience du Japon dans la mesure où les conséquences de son éclatement pourraient être terribles. Et nous savons désormais, selon les derniers chiffres sur l'emploi et les révisions des indices précurseurs, que l'économie américaine a perdu jusqu’à présent 8 millions d'emplois. Cette situation déplorable aurait tout à fait pu être évitée.


􀁑 Nous avons longtemps pensé que le monde de l'après-bulle suivrait une évolution très similaire à celle qui a succédé à la décennie perdue du Japon dans les années 1990. S'il existe manifestement de nettes divergences, les similitudes sont aussi étonnamment proches. Les bulles obéissent, d'une manière générale, à certaines caractéristiques.


􀁑 Nous rappelons à nos lecteurs quelques éléments qui continuent à conforter mon opinion selon laquelle les tentatives des autorités occidentales visant à se faire pardonner le manque de vigilance passé sont tout simplement vouées à l'échec.


􀁑 On dit qu'une image vaut tous les discours. Le dessin ci-dessous de John Trever, du quotidien The Albuquerque Journal, illustre parfaitement bien où nous en sommes exactement dans le chaos actuel de l'après-bulle. Nous tentons, comme beaucoup, d'apercevoir au-dessus de nos têtes un coin de ciel bleu. Je reste convaincu que nous

sommes toujours en plein milieu de l'Œil du cyclone.

Suite de l'article (sgresearch.socgen.com)

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Economie
commenter cet article
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 17:56

Suite au battage médiatique sur le rebond violent des transactions au printemps, suivi de peu par l'annonce par la FNAIM d'une progression tonitruante de 3,9% au deuxième trimestre, soit une progression digne des meilleurs trimestres transaction jamais enregistrés, nous avions émis quelques doutes sur la nature et l'ampleur de ce rebond. Les résultats d'autres groupes de professionnels de l'immobilier donnent maintenant une toute autre impression du marché. Voyons ce que nous apprennent ces chiffres et comment les interpréter.

 

La communication des notaires.

Les notaires sont des professionnels qui vivent de l'immobilier, que ce soit sous la forme d'une activité annexe de transaction, transaction ou sous la forme des frais qu'ils encaissent à chaque transaction. Néanmoins, les chiffres qu'ils collectent sont traités par l'INSEE, un organisme statistique indépendant, dont les publications sont exemptes de la saine suspicion avec laquelle on devra prendre les publications des professionnels directement intéressés, et dont la méthodologie est connue.

Leur analyse est bien plus sombre que le tableau idyllique du marché dressé en début de mois, et ils anticipent une poursuite de la baisse des prix et des transactions toute l'année durant. Certes, ils se permettent d'exclure dans leur note de conjoncture une baisse de 40%. Voilà un aveu qui veut tout dire, surtout si l'on le couple à l'article écrit par M. Friggit, et validé par leur commission éditoriale, qui conclut que les prix ont entam un retour vers leur tunnel historique, mais qu'ils n'en restent pas moins surévalués de 50%. Ce qui voudrait dire qu'une baisse de 33% n'est pas à exclure, même si M. Friggit s'abstient bien de se hasarder à pronostiquer une vitesse de baisse.

Suite de l'article (cotation-immobiliere.fr)



Dans cet article on trouve un graphique très intéressant qui compare les prix aux revenus des populations aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, et en France. Et surprise :



La France serait le pays où l'immobilier est le plus cher, bien plus cher que ce que l'on a pu voir Outre-Manche et Outre-Atlantique aux pires heures de leurs bulles immobilières. Une réalité qui n'était pourtant jusqu'ici que mentionnée en pointillée dans des publications spécialisées.

Repost 0
Published by Marc Candelier - dans Immobilier
commenter cet article

Présentation

  • : Blog de Marc Candelier
  • Blog de Marc Candelier
  • : Comprendre pourquoi les prix du marché immobilier peuvent monter mais aussi descendre !
  • Contact

IMMOBILIER ET L'ECONOMIE

Bonjour et merci de votre visite,
 

Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait dépenser en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coutait en moyenne 262 loyers et que les prix étaient surestimés de 80% ? 

 

L'objectif de ce blog est de vous permettre de suivre l’actualité du marché immobilier et de vous aider à comprendre pourquoi les prix peuvent monter mais aussi descendre. Vous pourrez ainsi acheter, vendre ou louer votre logement en sachant exactement où vous mettez les pieds.

 

N'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter, cela vous permettra d’être informé d'une nouvelle publication. Vous pouvez également réagir à un article en cliquant sur "Ajouter un commentaire" en bas à droite de chaque article.


La plupart des graphiques sont disponibles en version PDF par un simple clic sur l'image. Vous aurez ainsi des documents imprimables de très bonne qualité.

Si de votre côté vous avez un article intéressant à me proposer, n'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante:
bulle.immo160@free.fr

 


Nombre de visites 

un compteur pour votre site

Recherche

Geolocalisation