Blog de Marc Candelier
Un véritable tsunami s’est abattu sur la cité phocéenne. Alors qu’ils avaient déjà perdu 10% entre les étés 2007 et 2008, les prix ont encore chuté de près de 15% au cours des douze derniers mois. «C’est simple, le volume des ventes s’est effondré de 40% et les prix sont retombés au niveau de 2006», résume Benoît Magne, de l’Immobilière Bernard Helme. Si les acquéreurs sont à la fête, les propriétaires, par contre, ont le moral en berne. A preuve, place Joseph-Etienne (VIIe arrondissement), ce vendeur a fini par accepter un chèque de 210 000 euros pour son 63 mètres carrés, alors qu’il l’avait payé 235 000 euros en 2007.
Même affaissement dans les IVe, Ve et XIIIe arrondissements, où l’on peut désormais se loger autour de 2 000 euros le mètre carré. Dans le Xe, on voit des décotes allant jusqu’à 30%. Seuls les
secteurs huppés comme Endoume ou la Pointe-Rouge tirent leur épingle du jeu, avec un ticket d’entrée bloqué à 3 000 euros le mètre carré.
Amélie Cordonnier.
Suite de l'article (capital.fr)
Bonjour
Pour moi il n'y a pas de bulle. Il y a un équilibre instable entre damande (plus forte) et offre.
Aujourd'hui les gens aspirent pas classe de CSP à des biens qui leur correspondent ou bien juste au dessus en qualité (c'est la notion de parcours immobilier). Les biens de piètre qualité sont
délaissés au profit de biens neufs ou anciens rénovés ou semi-récent correct. Nous sommes dans une ville ou le taux de propriétaire va en s'améliorant et entretient la demande. La demande ne
vient pas que des marseillais eux mêmes mais est aussi alimentée évidemment par des foyers qui viennent s'installer et qui ont plus de pouvoir d'achat. Ca va perdurer puisque tous les projets
urbains restructurent et la forme (ce qui est visible : reseaux de transports, infrastructures) et le fonds (aspects socio culturels-mixité) de ce qui constitue le Marseille que l'on connaissait.
Ces projets changent Marseille en une ville plus ouverte, plus moderne, et qui mettra réellement en valeur son patrimoine naturel. Comment imaginer dans ce contexte qu'il y ait une bulle. Les
prix ne seront jamais ceux de Paris et continuent leur rattrapage naturel. On essaie de nous faire croire en une bulle là ou il n'y en a pas. Les seuls instruments d'une éventuelle bulle auraient
pu être sur le marché marseillais les opérations sur la République je pense. Mais ce qui s'est passé est au final une bulle inversée. Par ailleurs pour moi il n'y a pas à craindre que les prix
montent cela veut dire que la ville est attrayante, que les gens viennent s'installer.... et que surtout ce sont des gens qui peuvent payer des impôts. Or dans une ville ou les gens acquittent
des impôts on peut aller de l'avant et aussi faire du social. Dans une ville que fuierait les classes moyennes et plus fortunées, ce serait une dégradation insidieuse un appauvrissement
inexorable. Je suis très content de la gouvernance actuelle qui semble inverser le courant.
Effectivement, vivant à Marseille, je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites.... ces changements brutaux sont très difficile à suivre...