Blog de Marc Candelier

Pour le 2ème trimestre 2009, le prix des appartements anciens à Paris s'établit à 6 060 euros le m2, soit une baisse de 8 % sur un an, selon les chiffres publiés par les notaires. c'est la la plus forte baisse depuis 1995.

Un dosier très intéressant qui fait le point sur le marché immobilier de la région Ile-de-France.

Lien vers le document (lesechos.fr)
Jeu 10 sep 2009 1 commentaire
Ce n'est pas un simple "dossier", c'est un dossier de presse, donc un document commercial rédigé par un professionnel qui n'est pas neutre, ne l'a jamais été et dont il faut se souvenir du discours des dernières années.

Les notaires comme la Fnaim, ne peuvent aujourd'hui nier la réalité de la baisse très significative des prix. Ils indiquent donc que cette baisse était "inévitable". C'est intéressant, parce que ce n'est absolument pas ce qu'ils annoncaient il y a encore un an. On nous parlait d'un atterissage en douceur de la hausse et d'une stabilisation des prix au point haut. Tout juste un micro baisse était envisageable. Maintenant, on ne peut masquer la réalité d'une chute (il faut appeler les choses par leur nom), du dizième de la valeur des biens sur l'année.

Ce qui est en outre frappant dans le discours, c'est de faire passer cette baisse pour une "crise", alors que la crise, c'était les dix années de hausses incontrolés. La baisse, c'est la correction, l'amorce d'un retour à la normale. Si la baisse est une crise, on peut se demander pour qui ? Par pour les millions de francais qui aspirent à l'accession à la propriété et qui dépensent en proportion de leurs revenus 30 à 50% de plus que la génération de leurs parents.

Alors oui la baisse des prix est une crise pour les notaires et les agences immobilières qui ont surfé sur l'argent facile d'un marché bullaire.

Si la baisse des prix de l'immobilier est une crise, vive la crise, qu'elle soit profonde et que la reprise vienne le plus tard possible.
ST - le 11/09/2009 à 11h11

Je suis bien d'accord avec ce commentaire. La baisse de l'immobilier va redonner du pouvoir d'achat aux jeunes.

Marc Candelier