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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 20:29

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goufio 29/04/2012 10:52


5)


* Le Depository Institutions Deregulation and Monetary Control Act, de décembre 1980, ou La
déréglementation des institutions de dépôt et le contrôle monétaire, le
gouvernement fédéral des États-Unis à réécrit le droit
financier en donnant un contrôle plus grand à la
Réserve fédérale (FED) sur les banques non-membres :


·                    
Il a obligé toutes les banques à respecter les règles de la Fed.


·                    
Il a permis aux banques de fusionner.


·                    
Il a retiré le pouvoir de la Federal Reserve Board des gouverneurs en vertu de la
loi Glass-Steagall et
du Règlement Q pour définir le taux d'intérêt des comptes
d'épargne.


·                    
Il a relevé
l'assurance-dépôts des banques américaines et des coopératives
de crédit de 40.000 dollars à 100.000 dollars.

goufio 29/04/2012 10:52


4)


Autrement dit, Fannie et Freddiepouvaient se "leverager" plus qu'une banque
ordinaire (s’endetter). De fait, les fonds propres de Fannie et Freddie ne constituaient que 1,6% du total de leurs engagements (au
bilan et hors bilan) avant l'éclatement de la bulle. Mais cela n'aurait il pas dû pousser les taux auxquels ces deux GSE pouvaient emprunter à la hausse ? Hélas, hélas, l'Etat fédéral était
encore passé par là...


Cette crise ne trouve pas son origine dans
l’ultra-libéralisme, comme présenté par la presse française, mais dans les lois et régulations à finalités exclusivement politiciennes, complètement déconnectées des réalités économiques qui ont
engendré ce désastre.


 


Comme en France, il faut promouvoir la propriété
immobilière pour les ménages les moins aisés et pour cela on crée, en 1992, un organisme ad hoc, l’US Department of Housing and Urban Development, (HUD). S’il dénonce les réglementations bloquant
les sols qui poussent à la hausse les prix des logements (comme en France, voir l’UNPI sur ce sujet), il utilise son pouvoir d’organisme de tutelle sur  Freddie Mac et Fannie
Mae pour accroître la distribution de crédits auprès des minorités raciales


 


* Le  "Bank Holding
Company Act" de 1956 est une
loi par laquelle le Congrès des Etats-Unis réglementait la constitution de sociétés holding de détention de banques (holding financières) dans plusieurs Etats, elle interdisait même de détenir
une autre banque d’un autre Etat ainsi que des participations dans d’autres sociétés. Les restrictions de la Loi de l'Interstate Bank Holding Company ont été abrogées par la
Riegle-Neal Interstate Banking et Branching Efficiency Act de
1994 (IBBEA) qui ont permis les fusions inter-étatiques entre des banques bien gérées et capitalisées mais en évitant toute
concentration.


* Le

goufio 29/04/2012 10:51


3)


* Création en 1938 d’un organisme public de crédit Federal National Mortgage Association (FNMA) plus connue sous le nom de FANNIE MAE, est une sorte d’entreprise avec actionnaires privés bénéficiant de la garantie de l’Etat,
dont l’objet était de racheter aux banques leurs prêts en empruntant sur le marché à des taux plus bas et les réunir dans des produits financiers afin de les revendre à des investisseurs dans le
but de libérer les capacités des banques à faire du crédit (déjà à l’époque F.D. ROOSEVELR avait créé une structure de titrisation des crédits), pour contrer le manque de liquidité entravée par
les McFadden Act et Glass Steagall Act. Fannie Mae a été privatisée en 1968, la création d'un
concurrent public en 1970 Federal Homme Loan Mortgage Corporation (FREDDIE MAC), à son tour privatisé en 1989. Le 7 septembre
2008, la Federal Housing Finance Agency (FHFA) place ces deux organismes sous sa tutelle (nous pouvons noter la cohérence de
l'action publique !). Ces deux organismes qui sont depuis 1938 et 1970 les rouages essentiels du marché immobilier des Etats-Unis, détenaient, ainsi, en 2008, 5 400 Mrds $ des dettes
hypothécaires soit environ la moitié du marché hypothécaire américain de 12 000 Mds $, ou un tiers de la capitalisation de la Bourse de New York et plus d'un tiers du Produit
intérieur brut américain. Après cela, on voudrait nous faire croire que le(s) régulateur(s)
américain(s) n’avaient rien vu venir.


 


Le statut hybride des ces deux organismes
laissent rêveur au pays du capitalisme.En effet, afin de pouvoir
privatiserFannie Mae, dont le portefeuille de prêts comportait un certain pourcentage de crédits de qualité
plus que moyenne, le gouvernement dut leur donner un statut sur mesure de
"Government Sponsored Enterprise" (GSE, entreprises privées d'état !),
quel monstrueux statut que voilà. Ils étaient exemptés de certaines taxes et de certaines formalités de présentation de comptes, en contrepartie d'une obligation inscrite dans les statuts de
l'entreprise de continuer à avoir pour activité principale le refinancement de prêts immobiliers, et notamment les prêts aux ménages modestes, les fameux prêts subprime. La nature très particulière de ces deux organisations donna à croire à de nombreux acteurs du marché obligataire que l'état
fédéral viendrait en aide à ses deux "caricatures"  si par malheur l'une d'elle venait à défaillir. En quelque sorte, l'état fédéral avait fait ce qu'il reprochera plus tard à Enron : masquer ses engagements de ses livres de comptes par le biais de
"special purpose vehicles" comptés hors bilan !


 


Nous avons bien compris sans trop d’explications qu’il est malsain d’avoir des organismes qui se portent
ainsi acquéreurs de ces prêts avec des taux bien plus bas pour permettre aux établissements de crédit de s’en décharger et de pouvoir ainsi souscrire de nouveaux prêts. Pour se faire ils empruntent avec la garantie de l’Etat
américain sur le marché et replacent les paquets de crédits rachetés aux banques auprès d’investisseurs institutionnels qui croyaient investir dans des produits bénéficiant de la garantie de
l’Etat. Ce sont ces titres Mortgage-backed securities (MBS)qui sont responsables de la propagation de la crise des subprime aux marchés financiers. A
l’origine c’est bien l’autorité publique et non le marché qui est la cause de la crise.

goufio 29/04/2012 10:51


2)


 Si la crise a son origine dans cet inventaire à la Prévert,
cela s’apparente à un « foutoir ». On ne peut comprendre que le citoyen lambda sache tolérer un tel cafouillage de la part de nos dirigeants.


 


Tout le monde l’aura bien compris, la crise est partie de l’immobilier américain
« subprime » définit comme le financement hypothécaire pour des familles à situation financière précaire. Il s’agit en fait de 3 millions de familles issues de minorités ethniques à qui
on a fait croire qu’elles pouvaient accéder à la propriété sans revenu, sans emploi, sans épargne (fameux prêts « ninja » pour no income, no
job, no asset, comme la publicité le dit là bas).


Qui pourrait croire qu’un banquier puisse prêter de l’argent dans ces conditions
sans que l’autorité du pouvoir politique y soit pour quelque chose, par le biais contraignant de la loi ?


 


Si la crise a été révélée par les subprime, ils n’en ont été que le détonateur,
car la crise a son origine ailleurs, ce que nous allons découvrir ensemble.


 


Le McFadden Act de février 1927, ("Act"
veut dire loi en anglais) qui a confié aux états la réglementation permettant aux banques de s'établir ou non
dans un état fédéré autre que leur état d'origine. La plupart des états adoptèrent des législations visant à protéger les « petites banques locales » des grands établissements. Amendé
en 1935, il interdit carrément aux banques de franchir les frontières des états. Malgré un très léger assouplissement en 1956, cette législation a largement contribué à
maintenir aux USA un secteur bancaire morcelé et notoirement peu
performant, les mauvaises banques locales faisant face à une concurrence limitée. Elles n’ont pas pu développer des portefeuilles d’activités
diversifiés pour répartir leurs risques et sont souvent dépendantes d’une activité locale. Ce n’est qu’en 1994, que le Riegle-Neal Interstate Banking et
Branching Efficiency Act permit l’une des transformations les plus importantes du système et des activités bancaires des
États-Unis This Act (henceforth referred to as simply the Riegle-Neal Act) changed the scale of banking by giving banks a much greater ability to operate interstate
branches.en autorisant aux banques la capacité d’exploiter des succursales inter-états

goufio 29/04/2012 10:50


Je réagis en contre au propos de l’origine de
la crise américaine du subprime (2007) qui concernait les prêts octroyés à 3 millions de familles ayant achetées des maisons au prix moyen de 200 000 USD soit 600 milliards $. La crise que
nous connaissons est due au lâchage de la banque Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Le néo-libéralisme n’existe pas, il existe seulement
dans l’imaginaire de certains esprits, car comment peut-il y avoir une nouvelle liberté de l’homme ? C’est tout simplement absurde ! Mais cela existe dans tous les discours des leaders
d’extrême gauche (relire l’histoire des peuples touchés par la nouvelle liberté du communisme).


 


Pour revenir à la crise des subprime, j’ai peu
lu et peu entendu sur la vraie origine de cette crise et les moyens d’y remédier. Je résume dans ce commentaire, des points clés que j’ai retiré de mon exposé, sans les
réorganiser, mais leur datation et leur contenu sont suffisamment explicitent pour contredire les imbécillités entendues ici où là. J’ai donc écrit, en mai 2009 : «  Si, comme
vous, j’ai entendu, lu, beaucoup de choses sur cette ou ces crises et, depuis le G20 du 2 avril dernier…  sur les remèdes,


 


Alors pêle-mêle, j’ai quand même retenu,
qu’elle était :


 



-                    
américaine,



-                    
immobilière,



-                    
subprime,



-                    
bancaire,



-                    
financière,

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