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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 10:23

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commentaires

Thierry. FOURGEAUD 13/02/2012 17:00





Merci Madame Simone WALTER pour ces informations..


Selon vos chiffres, la dette de la France ne serait pas de 1700 milliards d'euros mais de 3200 milliards...! Sauf erreur, vous n'évoquez pas
les dettes des collectivités territoriales...?.


Ainsi, en supposant que l'on rembourse 3200 milliards d'euros sur 25 ans à 4 % l'an (capital et intérêts, sans
tenir compte du déficit budgétaire annuel...! et du reste...!) la charge annuelle de remboursement serait déjà de 204,84 milliards d'euros...! pendant 25 ans…!


Le déficit budgétaire de 2011 serait de 95 milliards d'euros environ. La moitié de cette somme environ sert
actuellement au paiement annuel des SEULS intérêts de la dette...!.


Imaginons maintenant que l'état arrive à réduire son déficit budgétaire annuel à zéro….?!


Il resterait toujours les 204,84 milliards d'euros à rembourser par an pendant 25 ans.


Sachant qu'il ne peut y avoir de croissance, sans de massives réformes des structures du Pays, je souhaite bonne
chance à nos futurs dirigeants..!


Dès lors, et à mon sens, pour éviter le défaut de paiement, notre Pays gagnerait un temps fou en convoquant ses
créanciers dès maintenant autour d'une table afin de leur proposer de "s'asseoir sur leurs créances" à hauteur de 80% environ de ce qui leur est dû…. un peu comme la Grèce…


Cette attitude est parfaitement malhonnête mais si quelqu'un voit une autre solution viable et solide pour
l'avenir, je serais ravi d'en prendre connaissance.


Enfin, l'on peut remercier, au passage, nos dirigeants pour l'excellente qualité de leur gestion depuis plus de
30 ans…. et commencer à "préparer" nos petits-enfants si la négociation avec lesdits créanciers n'aboutissait pas..!


Thierry FOURGEAUD Consultant à 44100 - NANTES


 

Patrick 11/02/2012 11:36


http://publications-agora.fr/


 


Extrait du message de Simone Wapler des Publications Agora... :


 


{{LA DETTE (de la France) EST DEUX FOIS PLUS GRANDE QUE VOUS NE LE PENSEZ}}


 


Même les medias grand public sont maintenant sensibilisés aux problèmes de la dette souveraine -- ce que nous avons appelé la crise du crédit souverain subprime.


 


Avec la crise qui secoue l'Europe, on trouve chaque jour une avalanche d'articles qui traitent des questions de dette / PIB (ou richesse nationale) et des déficits. Cependant, il reste aux medias
beaucoup de chemin à parcourir pour bien prendre la dimension du problème et conclure à la faillite publique.


 


La dette publique de la France selon les critères de Maastricht est aujourd'hui de 1 688,9 milliards d'euros. Selon mes estimations, basées sur des données publiques accessibles, elle a déjà
atteint quasiment le DOUBLE de ce montant.


 


En effet, ils sont peu à comprendre -- et admirer -- la créativité comptable de l'Etat, qui lui permet de cacher la taille réelle de la dette officielle. C'est ce que l'économiste Bernard Marois
de HEC a surnommé "l'économie Shadok" : on bouche des trous pour en recreuser d'autres ailleurs.


 


Encore une fois, j'ai fait des recherches fouillées pour comprendre ce qui est enfoui. Malgré tout, je ne prétends pas à l'exhaustivité. Dieu sait ce que l'on nous cache encore !


 


De nombreux organismes ont été créés pour dégonfler les chiffres de la dette française. Autrement dit, au vu et yeux de tous, le gouvernement fait ce que les virtuoses de la finance appellent du
hors bilan.


 


Quelques exemples : selon un rapport d'information du Sénat sur la gestion de la dette de l'Etat dans le contexte européen, nos dirigeants oublient d'ajouter au bilan les dettes de 8,7 milliards
d'euros de la SAAD (Service annexe d'amortissement de la dette, une structure fantôme créée pour la SNCF) ou bien encore les 27,8 milliards d'euros de la RFF (Réseau ferré de France, le
gestionnaire des voies de la SNCF).


 


On pourrait aussi mentionner le passif de 77 milliards de dollars de la SFEF -- Société de financement de l'économie française, créée en 2008 pour financer le plan d'aide aux banques.


 


Ajoutons à cela les quelque 21 milliards d'euros de dettes de la CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale), créée en 1996 pour la Sécu, en contrepartie d'un impôt spécifique, le CRDS.
L'organisme était censé disparaître à l'écoulement de la dette de la Sécu -- en janvier 2009, selon les prévisions. A l'heure où je vous écris, l'échéance est repoussée en 2021.


 


Comme le souligne le magistrat Jean de Maillard pour Rue 89 en 2010, "hélas, on n'a cessé de lui redonner des dettes à recycler : 134,5 milliards depuis 1996, dont 27 milliards l'année dernière.
Là-dessus, elle en a remboursé 41,5 milliards. Restent les 93 milliards, qui seraient bien embarrassants s'ils apparaissaient dans les comptes publics. [...] C'est comme cela que son déficit
n'apparaît pas dans la dette officielle. C'est simple, il suffisait d'y penser".


 


La CADES n'est pas seule à prendre en charge la dette de la Sécu. Il existe aussi l'ACOSS dont les besoins en trésorerie s'élevaient à 30 milliards d'euros en 2010. Il n'est bien sûr pas question
de réunir ces deux organismes jumeaux. "La dernière loi de financement de la Sécurité sociale a trouvé la martingale", continue Jean de Maillard, "elle a autorisé l'ACOSS à émettre à son tour des
billets de trésorerie pour un montant de 65 milliards d'euros, un niveau historique jamais atteint. [...] Cela ne lui fera jamais que 91 milliards de déficit, qui s'ajoutent aux 93 milliards de
la Cades".


 


N'oublions pas non plus l'endettement des hôpitaux à hauteur de 20 milliards d'euros selon la banque Dexia... l'emprunt de quatre milliards d'euros de 2010 pour financer les allocations
chômage... ou l'annulation de la dette du Cameroun en 2009 de 1,2 milliard d'euros.


 


On peut aussi se demander pourquoi la retraite des fonctionnaires n'est pas provisionnée. Certes "il ne s'agit pas d'une dette stricto sensu (il n'y a pas de bons du Trésor émis sur cette
dépense) mais d'un engagement que l'Etat a envers ses agents et qu'il doit (comme toute entreprise) évaluer et provisionner", déclare Philippe Herlin dans son ouvrage France, la faillite ?"[Or],
dans ses 'Résultats et gestion budgétaire de l'Etat, exercice 2009', la Cour des Comptes estime en mai 2010 les 'engagements de retraite des fonctionnaires et des militaires' à 60% du PIB, soit 1
200 milliards d'euros. Pour l'instant, Bruxelles n'a pas demandé à la France des les intégrer dans sa dette publique"...


 


Maintenant que nous avons toutes ces données, refaisons les comptes... ou plutôt, voyons ce qui n'y figure PAS :


 


{{8,7 milliards d'euros (SAAD)


+          27,8 milliards d'euros (RFF)


+          55 milliards d'euros (conversion des 77 milliards de dollars SFEF)


+          93 milliards d'euros (CADES)


+          91 milliards d'euros (ACOSS)


+          20 milliards d'euros (hôpitaux)


+          4 milliards d'euros (allocations chômage)


+          1,2 milliard d'euros (dette du Cameroun)


+          1 200 milliards d'euros (retraites fonctionnaires)


 


=          1 500,7 milliards d'euros


 


A cela s'ajoutent les montants des taux d'intérêts, l'accumulation de la dette et tout ce qui nous est encore dissimulé. On nous dit que la dette publique de la France est de 1 688,9 milliards
d'euros. Selon les calculs ci-dessus, elle est quasiment double, soit plus de 3 189,6 milliards d'euros !}}


 


 


 


VOYEZ-VOUS, LES FONCTIONNAIRES DEPENSENT D'UNE FACON TRES DIFFICILE A CONTROLER... OU MEME A COMPRENDRE


 


Je ne suis pas la seule à dénoncer cet état de fait. C'est ce que souligne le rapport Pébereau : "l'augmentation de la dette ne résulte pas d'un effort spécifique pour la croissance mais, pour
l'essentiel, d'une gestion peu rigoureuse".


 


Dans un article du Monde, daté du 27 avril 2010, Denis Dessus, vice-président de l'ordre des architectes, dénonce ces manoeuvres grossières de nos politiques pour nous cacher l'ampleur du
désastre. Selon lui, "ces Etats se conduisent comme des ménages surendettés qui trichent sur leurs déclarations pour continuer à emprunter".


 


Que lui fait dire cela ? Les PPP, les Partenariats Public Privé, soutenus par le cadre de plan de relance en 2010. Ces contrats de partenariat représentent en fait un stratagème pour masquer de
la dette publique. En effectuant "des versements plutôt qu'un emprunt pour l'Etat, l'avantage est évident : sa dette n'augmente pas", dénonce Philippe Herlin dans France, la faillite ? "L'Etat
cautionne ainsi le financement du groupement privé, fabriquant un étonnant produit financier 'pourri' au bénéfice des majors, dont tout le coût et les risques sont portés in fine par les
contribuables !"


 


Dès 2008, Philippe Séguin, alors Premier président de la Cour des Comptes, expliquait que "les PPP visent en fait surtout à faire face à l'insuffisance de crédits immédiatement disponibles et
engendrent des surcoûts très importants pour l'Etat".


 


De la même façon, Philippe Herlin mentionne les manipulations sur les ODAC (Organismes divers d'administration centrale). "Une entreprise publique est formellement un ODAC si l'Etat représente
plus de 50% de ses ressources, ce qui incite l'Etat à rester sous ce seuil (quitte à ce que l'entreprise s'endette encore plus pour boucler son budget) pour ne pas avoir à comptabiliser sa dette
dans la sienne".


 


Autrement dit, l'Etat est le premier à nous dissimuler les chiffres. A partir de là, on peut commencer à douter de sa crédibilité lorsqu'il annonce ne jamais pouvoir faire faillite.

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