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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 20:45

Vous vous pensiez sortie de l’auberge ? Et si une nouvelle crise bancaire nous menaçait et qu’il fallait encore sauver les banques ?

 

Quels sont les risques ? Peut-on en arriver là ?

 

La France en chiffres

Les chiffres sont souvent rébarbatifs, néanmoins ils permettent d’illustrer une réalité.

 

Il faut d’abord un étalonnage, c’est-à-dire des chiffres de référence permettant de mettre les choses en perspective. Nous allons donc comparer les « chiffres » des banques à la richesse produite par l’ensemble des français (banques comprises) en une année, ou autrement dit à notre PIB.

 

Le PIB de la France est d’environ 2000 milliards d’euros par an.

 

Ensuite le chiffre du budget de l’Etat. En un an, tous les impôts et taxes confondus vont rapporter environ 300 milliards d’euros.

 

Comme l’Etat est très dispendieux, nous dépensons chaque année plus que ce que nous gagnons.

 

Cela forme ce que l’on appelle le déficit budgétaire…. environ 180 milliards d’euros cette année… (oui quand même cela fait des sous).

 

Enfin chaque année ce beau déficit (nos 180 milliards) vient s’ajouter à la dette totale de la France environ…. 1600 milliards d’euros.

 

Voilà les chiffres qui concernent notre pays dans ses grandes, très grandes masses.

 

La crise financière

Maintenant retournons en 2008-2009. Au pire de la crise les autorités américaines décident de ne pas sauver la banque Lehman Brothers. Conséquence directe et immédiate : plus aucune banque ne prête à aucune, la planète finance est en arrêt cardiaque.

 

Elle sera réanimée à grand coup d’injections de liquidités massives ; les banques centrales jouant ainsi ce que l’on appelle le rôle de « préteur en dernier ressort ». En clair, quand il n’y a plus personne pour prêter à personne, c’est la BCE (pour l’Europe) ou la FED (pour les USA) qui « impriment » autant d’argent que nécessaire pour que les opérations bancaires puissent se poursuivre.

 

Sinon, et bien sinon, c’est la crise systémique ; le système s’effondre en quelques jours seulement.

 

L’argent ne circule plus, les cartes bleues s’arrêtent de fonctionner, les chèques sont rejetés, les distributeurs de billets vidés en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf », les banques ferment et… les gens perdent leurs économies.

 

Bref, nous aurions expérimenté le chaos. Arrêt des échanges, supermarchés vides, puisque toutes les transactions auraient été bloquées le tout dans un système d’approvisionnement organisé en « temps réel et en stock zéro ». Fin de l’histoire, retour au siècle passé.

 

Bien ou mal, pouvions-nous faire autrement dans l’intérêt de tous que d’intervenir massivement ? Non. Il n’y avait pas d’autre possibilité. Contrairement à ce que l’on veut croire les Etats n’ont pas donné d’argent aux banques. Ils ont soit prêté soit donné des garanties.

 

Cela change tout mais ne justifie rien.

 

La question du « qu’est ce qui nous a amené là ? » bien qu’ayant été posée n’a trouvé à ce jour aucune réponse. Aucune réglementation autre que cosmétique n’a été mise en place.

 

« Vilain trader tu toucheras moins de bonus cette année ».

« Bravo » firent les masses en cœur. « Vous êtes des vilains, vous, les traders », « tous au coin » !

 

Sauf qu’il s’agit là de limiter le débat, à tout, sauf à l’essentiel et que loin d’être « au coin » les bonus des traders seront à nouveau records cette année.

 

L’essentiel c’est un système qui s’est mis en place depui

s 20 ans sur fonds de mondialisation, d’internationalisation, d’informatisation (voir Trading Haute Fréquence) et de dérégulation.

 

L’essentiel du problème c’est que la démission du Politique face à l’Economique et la suppression de tout contrepouvoir réel et efficace à eu pour conséquence de créer un monstre financier dont plus personne ne sait aujourd’hui comment se débarrasser.

 

Nous en sommes donc là. Tout semble aller mieux. Sauf que rien, strictement rien n’a changé et que les risques perdurent. Tout ce qui a fait la crise de 2008 est encore là…. mais en pire puisque entre temps les Etats, pour sauver momentanément le système de la crise économique, ont du augmenter considérablement leur endettement au point qu’il en devient aujourd’hui insupportable.

 

Vous vous souvenez des chiffres du début ? Notre PIB, notre budget, notre déficit, notre dette… Nous allons les comparer aux bilans des principales banques françaises. Ce tableau est édifiant.

 

Les banques en chiffres (en milliards d’euro bilan 2009) :

 

Comme on peut le constater l’ensemble des engagements des principales banques françaises représente 4,3 fois le PIB ; c’est-à-dire la totalité de la richesse produite par notre pays chaque année. Ces engagements représentent 28 fois le budget annuel de notre Etat ou encore 1 112 années de bénéfices de ces mêmes banques…

 

Suite de l'article (www.loretlargent.info)

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commentaires

Thierry FOURGEAUD 04/02/2011 13:34



Le système financier global ne va par tarder à s'effondrer comme un château de cartes...!


Thierry FOURGEAUD consultant à 44100 NANTES


Le 4 Février 2011



lelievremilou 03/02/2011 22:31



Tout est dit là :


Les peuples pourront-ils seulement le supporter ?



Marc Candelier 03/02/2011 22:39



J'ai bien peur que non !



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