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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 11:12


D’énormes écarts se sont creusés entre les générations. On peut les chiffrer.... il y a de quoi bouder.


 "Les nouvelles générations se foutent de tout. Ils font mal leur boulot, ils n’en ont rien à foutre. Les conséquences, c’est pas leur problème…" me disait une amie. Point de vue trop englobant, évidemment. Mais ne reflète-t-il pas l’impression sourde que dans ce pays, il faut de plus en plus "repasser par derrière", à tous les niveaux ? Que quelquechose s’est profondément, structurellement, déréglé ?


Comment en sommes nous arrivés là ?


Une chose en tout cas est certaine : d’énormes écarts se sont creusés entre les générations, notamment à partir de la fin des "Trente Glorieuses", vers les années 1970-80.


Je ne parle pas en l’air. On peut les chiffrer. D’ailleurs faisons-le. Cela nous évitera de déblatérer dans le vide.

 

Côté revenus


"En France, à la fin des années 1970, on observait un écart de 17 % entre les revenus des salariés d’à peine 30 ans et les revenus de ceux de 50 ans. Cette différence est désormais (2006) de 40 %".
 

On peut le dire autrement. Ainsi, par exemple :"Contrairement à ce qui était la règle sous les « Trente Glorieuses », des individus occupent de plus en plus fréquemment un statut social inférieur à celui de leurs parents : dans la France des années 2000, un fils de cadre supérieur sur quatre et une fille sur trois sont employés ou exercent des emplois ouvriers."

Et ceux qui ne sont pas fils ou filles de cadres supérieurs, ils bossent où ?


De plus, aujourd’hui
"il faut attendre en moyenne l’âge de trente ans pour décrocher son premier CDI." 



Côté logement


A l’achat :
"Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait
dépenser
en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coûtait en moyenne 262 loyers ?


A la location
 :
"Représentant en moyenne 12 % du budget en 1979 pour toutes les catégories sociales, en 2006 le loyer est resté à 12 % pour les ménages les plus aisés mais est passé à 24,8 % pour les ménages les plus modestes. La hausse continue des loyers a atteint essentiellement les moins fortunés qui sont bien plus souvent locataires que les plus aisés. Pesant massivement sur le pouvoir d’achat des catégories les plus modestes, le logement apparaît dorénavant, selon l’étude de l’INSEE, comme le marqueur principal des inégalités." http://www.vie-publique.fr/actualit...


En février 2009, l’Adil,
chiffre la part du loyer moyen (à Paris) à près de 37% du revenu des ménages (parfois 50%) les personnes vivant seules étant les plus impactées.

Conséquences : de plus en plusde gens vivent en colocation pour le plus grand profit des bailleurs privés. Elle est pas belle la vie ?


En résumé :
 chute libre du niveau de vie

 "Le poids des dépenses « contraintes » (logement, électricité, téléphone, etc.) ou « incontournables » (alimentation, transports, santé, éducation), par opposition aux dépenses non contraintes (loisirs, habillement, équipement ménager, épargne) a pratiquement doublé depuis 1979. Il représente désormais près de 90 % du budget des plus pauvres et, fait nouveau, 80 % du budget des classes moyennes. "


Suite de l'article (agoravox.fr)


 

Un article vraiment très bien que je vous invite à lire. J'en profite pour faire un petit rappel sur le lien qu'il y a entre le PIB et le revenu disponible des ménages ainsi que l'évolution du pouvoir d'achat des ménages sur les 100 dernières années. 


Lien entre PIB et revenu disponible des ménages

Le Revenu Disponible Brut des ménages (RDB) correspond au montant des revenus restant à la disposition des ménages pour la consommation et l'épargne, une fois payés les impôts et les cotisations sociales. Il est directement lié au PIB. Le graphique qui suit montre que depuis bientôt 50 ans le revenu disponible des ménages a légèrement baissé. En 1950 il représentait 70% du PIB et en 2007 il était de 1244 milliards €, soit presque 66% du PIB.

Le graphique suivant donne l’évolution de la structure du revenu des ménages depuis 1960. On ne manquera pas de noter la hausse des impôts et celle des cotisations sociales. La hausse des prestations sociales témoigne qu’il y a de plus en plus de personnes assistées.

 

Le graphique montre également que la part des salaires a sensiblement diminué sur la période observée. En 25 ans, la part des salaires dans le PIB a baissé de 11 %.

 

Par contre, les revenus de la propriété prennent une part de plus en plus importante. La France est devenue une économie de rentiers. La part des revenus du patrimoine (loyers inclus) a été multipliée par plus de deux depuis 1960, passant de 10 % à 25 % du revenu disponible brut. Le revenu des ménages est donc particulièrement sensible à une chute de la bourse et à la baisse des loyers.




Revenu par ménage

Bien évidemment c’est le revenu des ménages divisé par le nombre de ménages. Il faut bien comprendre qu’à PIB constant, plus il y a de ménages plus le pouvoir d’achat de ces derniers baisse: On a beaucoup plus de pouvoir d’achat lorsqu’on vit en couple que lorsqu’on est seul.

 

En 2007, le revenu des ménages était de l’ordre de 1244 milliards € (66% du PIB). La France comptait environ 27800 millions de ménages et on calcule un revenu moyen par ménage de 44245€.

 

Le graphique ci-dessous montre l’évolution du pouvoir d’achat par ménage sur la période 1900 à 2007. Sur cette période le pouvoir d’achat des Français a augmenté de 500%.



A la fin des Trente glorieuses (1974) le pouvoir d’achat par ménage évoluait au rythme de 6% par an. Par comparaison, en 2007 il progressait 4 fois moins vite (1,5% par an). En regardant le graphique ci-dessus on ne doit pas oublier que depuis 30 ans la croissance du pouvoir d’achat des ménages a été obtenue au prix d’un endettement élevé.

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Savez-vous qu’en 1958 un logement valait en moyenne 70 loyers et que 40 ans plus tard, en 1998, il fallait dépenser en moyenne 133 loyers pour devenir propriétaire ? Savez-vous qu’en 2008, au plus haut de la bulle, un logement coutait en moyenne 262 loyers et que les prix étaient surestimés de 80% ? 

 

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