Samedi 3 octobre 2009
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Après des mois de crise, le téléphone s'est remis à sonner dans les agences immobilières. Même si le chômage tétanise les Français, les ménages peuvent tirer parti des conditions actuelles :
crédits attractifs, prix en baisse et mesures fiscales encore incitatives.
Face à la pierre, les Français sont encore attentistes, alors que le marché immobilier a changé. Les prix des appartements et des maisons ont baissé un peu partout en France. Même à Paris, où les
prix ont chuté de 7,8 % en un an (deuxième trimestre 2009 par rapport au deuxième trimestre 2008). «L'immobilier ne peut être déconnecté de la situation économique générale et je suis
personnellement très prudent devant une situation aussi incertaine», a expliqué Jean-François Humbert, président de la chambre des notaires d'Ile-de-France, en présentant il y a un mois, plus tôt
que d'habitude, les statistiques du deuxième trimestre. Il attend une baisse des prix, cette année, de 9 % dans la capitale (mais de 12 % en grande banlieue), cependant le constat fait en
Ile-de-France vaut partout. Les professionnels ont le sentiment que le marché immobilier a connu une relative embellie depuis la fin du printemps, «en phase avec ce qui a été constaté pour
l'économie globale de notre pays», indique la chambre des notaires de Paris. Un mieux, mais un mieux fragile. «On est toujours dans la crise, mais le marché est entré dans une phase de
quasi-stabilisation dans l'ancien. Quand on regarde les évolutions de façon fine, on constate que là où les prix ont commencé à se dégrader le plus vite, le rythme des baisses devient plus
faible. A l'inverse, les marchés qui avaient le mieux résisté dans un premier temps sont ceux qui accusent maintenant les baisses des prix les plus importantes», indique Me Pierre Bazaille,
président de l'Institut notarial de l'immobilier.
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Aujourd'hui, la plupart des spécialistes tablent donc sur une baisse des prix contenue dans les mois qui viennent. Comme beaucoup d'économistes veulent le croire pour l'économie en général, les
professionnels ont le sentiment que le pire est passé. Que l'idée d'un effondrement des prix de 40 %, évoqué un moment, n'est plus de mise. «Nous attendons un recul de 7%
des prix des logements anciens en moyenne en 2009 et de 5 % des logements neufs», estime par exemple Mathilde Lemoine, directrice des études économiques chez HSBC France.
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Le climat a donc changé. Pour en prendre acte, les particuliers vont devoir réviser leurs scénarios. Et accepter de ne plus voir le marché soit tout en noir, en tablant sur un effondrement à
venir des prix, soit tout en rose, en espérant que leur appartement ou leur maison gagnera 8 ou 10 % par an.
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A ceux qui attendent que les prix baissent encore, je dirai qu'ils n'auront raison que si cette baisse n'est pas "mangée" par une remontée des taux des crédits et une limitation des avantages
fiscaux. On peut craindre en effet que les pouvoirs publics ne dégradent les avantages de l'immobilier au fur et à mesure de la reprise de l'activité», conclut Michel Mouillart.
Suite de l'article (lefigaro.fr)
Un article qui fait plaisir à lire. Ils ont vraiment le moral au Figaro !
Michel, bien évidemment lorsque les taux sont bas, et même très bas, après il ne peuvent que remonter. Et à votre avis, que feront les prix si les taux remontent ?
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