Samedi 2 octobre 2010
6
02
/10
/Oct
/2010
09:30
par Philippe Béchade
Lundi 27 Septembre 2010
▪ Les places boursières occidentales ont enregistré vendredi un rebond surréaliste, compte tenu de l'actualité du jour. Cela confirme l'existence d'un biais haussier depuis le milieu du mois de
septembre : c'est une façon politiquement correcte de désigner un cycle de manipulation des cours d'une intensité sans précédent depuis la mi-juillet 2009.
Le CAC 40 a par exemple repris vendredi dernier 100 points par rapport à ses planchers de la fin de matinée (3 686 points), avec d'abord 95% des valeurs le composant dans le rouge puis
100% évoluant dans le vert à quelques secondes de la clôture (EDF rechutant de 0,1% au fixing de 17 h 35. La veille, le scénario avait été strictement inverse, tout comme le vendredi
précédent : ouverture sur un gain initial de 1,5% suivi d'une rechute linéaire de 2%.
Avec un gain de 1,94%, le bilan de la semaine écoulée est passé en quelques heures de -1% à +1,6%... Mais l'aspect le plus sensationnel, c'est que le CAC 40 enregistre la deuxième plus forte
hausse de son histoire pour un mois de septembre !
L'envolée atteint désormais 8,3% contre 8,6% en 1997... une année bénie pour la Bourse, où la conjoncture économique était la plus favorable que l'Occident ait connu au cours des 30 dernières
années (croissance + plein emploi + excédents budgétaires aux Etats-Unis).
▪ Ce mois de septembre s'apparente donc à une sorte de krach haussier au ralenti... Cependant, contrairement aux trous d'air de 2001 et 2008, il est impossible d'identifier le moindre catalyseur
pouvant susciter -- ou justifier ne serait-ce qu'en partie -- un tel vent d'optimisme.
Wall Street explose à la hausse, Wall Street exulte, le Nasdaq et le S&P 500 s'envolaient de 2,1% après quelques minutes de cotations. Les opérateurs peuvent-ils vraiment se persuader
que le seul rebond des commandes de biens durables (+2% après -2,8% en juillet, cela ne constitue qu'un rattrapage partiel) bouleverse à ce point le diagnostic macro-économique... ou n'y
aurait-il pas l'ébauche d'une spirale haussière bien orchestrée ?
Et si ce chiffre est si bon... alors que valent les spéculations sur un assouplissement quantitatif (devenant inutile) de la Fed ?
Pourquoi le dollar continue-t-il de plonger (sous les 1,348/euro et vers une parité de un pour un avec le franc suisse) alors que sa rémunération augmente ? Pourquoi cette ruée sécuritaire
sur l'or (qui passe le cap des 1 300 $ l'once) et sur l'argent-métal, si la prospérité revient aux Etats-Unis ?
Suite de l'article (la-chronique-agora.com)
Derniers Commentaires